Buffet froid avec poisson entier, c'est le menu du vendredi à l'Escale Saint Aimé à Port Louis

À l’Escale Saint-Aimé, « Vendredi, c’est poisson » !

Vendredi, c’est poisson. Celles et ceux qui viennent régulièrement à l’Escale le savent bien : ici, c’est plus qu’un rendez-vous, c’est une tradition.
Mais au fait… pourquoi ? Pourquoi sommes-nous bercés par cette petite chansonnette « vendredi, c’est poisson » depuis notre plus tendre enfance… Pourquoi dans beaucoup de cantines, aujourd’hui encore, sert-on du poisson le vendredi ?

Poisson par-ci, poisson par là…

Ce que nous savons, c’est que manger du poisson le vendredi, c’est une tradition chrétienne. Le Christ a été crucifié un vendredi (vendredi saint) et par tradition, on mange maigre ce jour-là. On sait aussi que le poisson est l’emblème du Christ, qu’il a recruté 4 pêcheurs parmi ses apôtres et qu’en Grec les lettres I-CH-T-U-S (« poisson ») forment l’acronyme de « Jésus-Christ fils de Dieu, sauveur ». Bref, tous les symboles sont réunis pour que le poisson orne nos tables, surtout le vendredi…

 

Le poisson, un aliment « détox » dès le Moyen Âge…

Au  Moyen Âge, la coutume bat son plein. Et comme souvent, la tradition n’est qu’un alibi pour régler des questions plus profondes. On mangeait « riche » chez les grands de la chrétienté, on faisait « bombance », on « ripaillait ». Chez les nobles, manger beaucoup est un signe de richesse et de pouvoir : plus la ration est grande, plus on est puissant ! Et tant pis pour les appétits d’oiseau… Les religieux aussi mangeaient bien, au moins ceux qui étaient dans le monde. Alors, ce vendredi  permettait d’offrir une pause à l’organisme, une sorte de cure détox hebdomadaire associée à une privation qui permettait de garder à l’esprit les valeurs chrétiennes.

 

 Un symbole qui viendrait d’Égypte !

Nous ne referons pas l’histoire, mais pour bien comprendre le lien entre le poisson et les chrétiens, le Christ et le poisson, il faut gratter encore un peu et peut-être faire un tour en Égypte qui se trouve à 2 pas d’Israël, berceau du christianisme.  Les chrétiens auraient sans doute, peut-être… récupéré le poisson, symbole de l’Égypte antique pour son propre usage. Quel sens avait-il alors ? Le « tilapia nilotica » ou « carpe du Nil » véhiculait l’âme des morts avant qu’ils ne renaissent ; un poisson connu aussi pour cacher ses petits dans sa bouche en cas de danger… Nous vous laissons les liens en fin d’article si vous voulez en savoir plus.

Retour au banquet de l’Escale Saint-Aimé…

Entre l’Égypte, Aimé et Port-Louis, la boucle est bouclée et la tradition respectée ! Le vendredi, c’est donc poisson à volonté sur le buffet de l’Escale Saint Aimé qui vous accueille à déjeuner du lundi au vendredi.  Celui-là ne vient pas du Nil mais de chez Moulin marée qui fera l’objet d’un prochain reportage.

Le poisson, facteur d’intégration ?

Aimé, l’Égyptien Port-Louisien, dit de belles choses sur le respect des traditions d’un pays qui vous accueille. Et il raconte volontiers comment, grâce à elles, il s’est si bien intégré. Mais ça, ça se discute au comptoir autour d’un café avec l’intéressé : la convivialité, chez Aimé, c’est autant une tradition qu’une réalité. Comme le poisson…

 

Sources et liens :