Quand le Festival Interceltique s’invite à Port-Louis…

Au Saint-Aimé Plage, le Festival Interceltique sonne l’apogée de la saison estivale. Pendant dix jours, le Pays de Lorient bouillonne, dans les campings, les bars, les restaurants, dans les rues, et Port-Louis est dans le tourbillon. Bien sûr, entre la ville et le cœur du Festival, il y a une belle rade de distance. Mais Port-Louis se retrouve comme par magie au cœur des festivités… un coup des druides, c’est sur ! La preuve, mardi, Port-Louis sera THE place to be.

 

Depuis 2013, le Festival Interceltique de Lorient fait un crochet par Port-Louis

Deux Pipe bands défilent dans les rues de la ville, déjeunent et clôturent leur passage dans la ville royale par une battle. Le Cercle Celtique de Port-Louis, qui participe aussi à la journée, apporte une touche bretonne au rassemblement celte.  L’équipe du Saint-Aimé Plage, elle, est sur le pont mais se met chaque année au diapason, en fonction de l’invité d’honneur. Le kilt est de rigueur…

Programme du mardi 7 août 2018 à Port-Louis

Le mardi 7 août, à 10 h 15, deux pipe-bands débarqueront au port de la Pointe à Port-Louis. Et des célèbres ! Le New Ross and District Pipe Band   vient d’Irlande est a gagné plusieurs fois le titre prestigieux de champion d’Irlande. Le Strathallan School Pipe Band  lui vient d’Écosse. Si vous êtes amateurs de ballon rond (et qui ne l’est pas cette année ?), ce Pipe band est celui qui accompagne l’équipe nationale écossaise de football lors des matchs internationaux. Mais reprenons le fil de cette journée exceptionnelle. Mardi donc, les deux pipe bands défileront dans les rues avec le Cercle celtique de Port-Louis An Drouz Vor direction boulevard de la Compagnie des Indes, la Grande Rue, la rue de la Marine, la Rue Saint Louis, la rue de la Brèche et la rue des Bains. Et à 15h, ce sera Battle sur l’Esplanade des Pâtis pour un retour à la Pointe à 17h30. Belle journée en perspective…

 

Vous avez dit Pipe bande ?

Les Pipe bands… ils ont une allure folle avec leur Great Highland Bagpipe, autrement appelée grande cornemuse écossaise ! Cet ensemble musical aux origines écossaises rassemble traditionnellement :

  • entre 6 et 25 cornemuses,
  • 3 à 10 caisses claires (snare drummers),
  • 1 à 4 tenors (tenor drummers)
  • 1 tambour basse (bass drummer)
  • Le tout sous la direction du pipe major qui utilise un bâton de commandement appelé « mace ». Les yeux des musiciens y sont très attentifs : le mace donne la cadence de la marche comme le début d’un morceau, annonce un virage, synchronise un arrêt…

Vous l’aurez compris, c’est de ses origines militaires que le Pipe band tient sa rigueur et sa rythmique. Du souffle et du rythme, la musique des Pipe Band prend aux tripes. Du courage, oui, c’est une musique qui donne du courage.

 

Du Pipe band,  au bagad… une histoire de famille

Nous ne sommes pas des experts en musique celtique, mais, si ce que nous avons entendu et lu est vrai, nos bagadoù bretons auraient une filiation avec les Pipe bands écossais. C’est quoi un bagad ? C’est une formation musicale type orchestre, qui rassemble des instruments traditionnels bretons : binious, bombardes, caisses claires et… cornemuses écossaises. Le bagad est moins formel que le Pipe band ce qui lui laisse une part de liberté qu’il exploite avec délice, mélangeant parfois musique actuelle et traditionnelle. Le bagad qui, en breton veut dire « troupe » donne « bagadoù » au pluriel.

Entre Pipe band et Bagad, il faut bien reconnaître qu’il y a un air de famille. Les Pipe band datent de 1850 tandis que le bagad breton, beaucoup plus récent, serait né à la fin de la seconde guerre mondiale. Presque un siècle entre ces deux formations musicales…

Place Polig Montjarret

Lorsque vous irez faire un tour à Lorient, pensez à aller voir la statue de Polig Montjarret, installée sur son banc sur la place qui porte son nom. Quel rapport avec les Pipe bands, les bagadoù et le Festival Interceltique ? Eh bien c’est lui, Polig Montjarret (1920 – 2003) qui, avec Dorig Le Voyer a créé l’assemblée des sonneurs “BODADEG AR SONERION” (en breton) au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Objectif : « sauver » la culture musicale bretonne, encourager le collectage, etc. C’est lui qui propose dans les années 70 de délocaliser le Festival Interceltique à Lorient suite à un différend avec la ville de Brest. Polig Montjarret participe aussi à l’implantation en Bretagne de la Grande Cornemuse écossaise et à la création des premiers bagadoù. La boucle est bouclée.

 

 

Quelques infos pratiques pour le Festival 2018

  • Tout le programme à télécharger ou à consulter en ligne
  • Le Festival sur le petit écran
  • Se déplacer pendant le Festival : des navettes sont proposées qui permettent d’éviter les bouchons sans fin. Un conseil en la matière : n’hésitez pas à avancer votre voiture au plus près de Lorient pour y attraper une navette. Si vous ratez le dernier bus (ou s’il est plein) et que vous deviez rentrer à pied, ça fera moins long à marcher…
  • La billetterie